Dans cet article
Un enfant peut apprendre à reconnaître un point de rassemblement, retrouver sa lampe ou nommer une personne de confiance. Il ne doit pas devenir responsable de la sécurité des adultes. Pour ce jour 17, la préparation familiale repose sur des gestes adaptés à l’âge, des explications simples et une présence rassurante.
Expliquer ce que l’on prépare
Choisissez un risque concret que l’enfant peut comprendre : une panne de courant, un départ temporaire ou un exercice d’évacuation. Décrivez ce qui pourrait changer et ce que les adultes feront. Évitez les images de catastrophe répétées et les scénarios destinés à susciter la peur.
Laissez l’enfant poser ses questions. Une réponse honnête peut être courte : « Nous ne savons pas combien de temps la panne durera ; nous savons où sont les lampes et qui nous pouvons appeler. » La préparation ne permet pas de promettre qu’il n’aura jamais peur ou que tout se déroulera exactement comme prévu.
Donner des tâches accessibles
Un jeune enfant peut choisir un objet réconfortant ou vérifier où se trouve son manteau. Un enfant plus âgé peut aider à recopier des contacts, compter des gourdes ou retrouver le chemin du rassemblement avec un adulte. Les tâches doivent rester réalisables sans porter une charge excessive.
Préparez un petit sac personnel si cela convient à son âge, mais gardez les documents importants, les traitements et les ressources indispensables sous la responsabilité des adultes. Le sac peut contenir un vêtement, une activité et un objet familier.
Ne confiez pas aux enfants l’allumage d’un appareil de cuisson, la manipulation de carburant, les coupures d’énergie ou l’identification de plantes à consommer. Dans une panne, une activité à la lumière d’une lampe LED est une mise en pratique plus appropriée qu’un exercice autour d’un réchaud de camping.
Prévoir les besoins du quotidien
Vérifiez les tailles de vêtements, les aliments habituels, les traitements, les articles d’hygiène et les besoins de sommeil. Une réserve préparée l’année précédente peut être devenue mal adaptée. Tenez compte également d’un handicap, de besoins sensoriels ou de difficultés de communication.
Prévoyez des occupations simples sans écran : crayons, petit jeu, livre ou objet réconfortant. Les routines de repas et de coucher peuvent servir de repères lorsque le lieu de vie change. Elles ne doivent pas devenir une exigence rigide impossible à tenir pendant un déplacement.
Répéter un déplacement sans piège
Faites un exercice annoncé, de jour et dans de bonnes conditions. Montrez la sortie, le lieu de rassemblement et la manière de rester avec le groupe. Ne simulez pas une disparition, une intrusion ou un incendie surprise pour « tester » l’enfant.
Vérifiez qui peut le récupérer à l’école ou à la garderie, comment cette personne est autorisée et comment les adultes se tiendront informés. Une consigne familiale ne remplace pas la procédure de l’établissement.
Apprenez progressivement les coordonnées et les gestes d’appel appropriés. Un ancien téléphone désactivé peut encore joindre le 911 : il ne doit pas servir de jouet pour simuler un appel. Pour un exercice, utilisez un téléphone factice ou une fiche papier.
Écouter les réactions et ajuster
Un enfant peut rire, se taire, poser la même question plusieurs fois ou ne pas vouloir participer immédiatement. Revenez à une activité ordinaire et adaptez le rythme. Si une peur persiste ou perturbe durablement le quotidien, demandez le soutien approprié plutôt que de multiplier les exercices.
Exercice du jour 17 : faites retrouver une lampe, parcourez le trajet vers le point de rassemblement et laissez l’enfant choisir un objet de réconfort. Terminez en lui demandant ce qui était clair et ce qui l’inquiète. Les adultes conservent la responsabilité du plan.
Québec — Aider les enfants lors d’une situation d’urgence · Québec — Utilisation du 911
Mettre cette lecture en pratique
Choisissez le parcours que vous suivez. Chaque étape garde sa propre action et sa propre progression.
31 jours pour mieux se préparer · Jour 17
Préparer les enfants à leur mesure
Votre action : Expliquez un scénario simple avec des mots adaptés à l’enfant et répétez calmement un point de regroupement ou un contact.
À vérifier : L’enfant sait vers quel adulte se tourner; les responsabilités essentielles restent celles des adultes.
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