Dans cet article
  1. 1. Vérifier la sécurité et l’accueil
  2. 2. Identifier les besoins de santé et de soutien
  3. 3. Informer les proches et suivre les consignes
  4. 4. Organiser un espace de séjour adapté
  5. 5. Prévoir l’hygiène et la conservation
  6. 6. Vérifier l’eau et les repas disponibles
  7. 7. Organiser le réapprovisionnement sans rationnement arbitraire
  8. 8. Maintenir la sécurité et préparer la suite
  9. Une vérification simple à refaire ensemble
  10. Questions fréquentes
  11. Faut-il suivre les huit priorités dans cet ordre ?
  12. Que faire si je suis seul ?
  13. Un sac de 72 heures garantit-il trois jours d’autonomie ?
  14. Sources et repères

Une évacuation ne se termine pas au moment où vous quittez le domicile. À l’arrivée, il faut vérifier la sécurité du lieu, retrouver les personnes, signaler les besoins et organiser les prochaines heures. Ces huit priorités constituent une liste de vérification adaptable, et non une procédure de survie autonome en forêt.

Un danger immédiat ou une urgence médicale passe avant l’ordre de cette liste. Une destination prévue peut devenir inutilisable : gardez les coordonnées d’une solution de rechange et les consignes de votre municipalité accessibles.

1. Vérifier la sécurité et l’accueil

À l’arrivée, vérifiez que l’endroit reste hors du danger qui a provoqué le départ. Respectez les accès fermés et les périmètres de sécurité. Ne faites pas de reconnaissance dans un bâtiment endommagé ou dans un secteur sinistré pour confirmer une impression.

Si vous rejoignez un centre de services aux personnes sinistrées, inscrivez-vous auprès du personnel. Chez un proche, confirmez l’accueil et les conditions pratiques. Repérez les sorties, les toilettes, l’eau accessible et la personne à contacter pour un besoin urgent.

La présence d’autres personnes ne constitue pas en elle-même une menace. Identifiez les responsables du lieu, gardez le groupe ensemble et échangez les informations utiles. Si la destination ne convient pas, demandez une orientation vers une solution adaptée plutôt que d’improviser un camp isolé.

2. Identifier les besoins de santé et de soutien

Vérifiez si quelqu’un manque à l’appel, présente une blessure ou a besoin d’une aide immédiate. Une absence de réaction, une difficulté à respirer ou un saignement grave exige une réponse urgente : appelez le 911 et suivez les instructions, avec les gestes de secourisme que vous savez réaliser. Ne commencez pas par les blessures légères pour « libérer » des personnes.

Une fois les urgences prises en charge, faites le point avec chacun sur les traitements, les allergies, la fatigue, les aides à la mobilité et les appareils nécessaires. Préservez la confidentialité des renseignements et transmettez aux intervenants ce qui est utile pour l’assistance. Adapter l’évacuation aux besoins de mobilité →

Les réactions émotionnelles peuvent varier et apparaître à des moments différents. Écoutez, donnez des informations simples et réservez du temps au repos. Les enfants peuvent avoir besoin d’un adulte disponible, d’un objet familier et de routines rassurantes. Une activité doit rester adaptée à leur âge et aux conditions du lieu, sans tâche dangereuse.

Si les réactions sont intenses, persistent ou empêchent de répondre aux besoins de base, demandez l’aide d’un professionnel ou des services de soutien indiqués par les responsables de l’accueil.

3. Informer les proches et suivre les consignes

Prévenez votre contact familial de l’endroit où vous êtes, des personnes présentes et de vos besoins. Envoyez une information courte et utile. Si la communication échoue, utilisez les autres moyens prévus dans le plan et préservez la batterie, sans conclure qu’un proche est nécessairement en danger.

Consultez les communications de la municipalité et les stations locales disponibles. Une radio sur piles ou à manivelle complète le téléphone; elle ne garantit pas une réception dans tous les lieux. Gardez les coordonnées importantes sur papier et convenez d’un prochain moment de nouvelles.

4. Organiser un espace de séjour adapté

Vérifiez les couchages, les vêtements secs, la protection contre la météo et l’accès aux sanitaires. Gardez les sorties dégagées. Répartissez les tâches selon les capacités : installation du matériel, prise de nouvelles, accompagnement des enfants et aide aux personnes qui en ont besoin.

Si le séjour se fait dans un camping ou un autre lieu extérieur autorisé, suivez les consignes du gestionnaire et les règles du site. L’hébergement organisé et accessible reste à privilégier lorsqu’il est disponible. Un abri improvisé ne remplace pas automatiquement un endroit sûr et adapté.

N’allumez pas un feu pour assurer la discrétion ou l’éclairage de l’installation. Utilisez les moyens appropriés au lieu et à leur notice. Les réchauds et appareils destinés à l’extérieur ne doivent pas être utilisés à l’intérieur; ne comptez pas sur une petite flamme pour rendre un espace habitable.

5. Prévoir l’hygiène et la conservation

Utilisez les installations sanitaires disponibles et les consignes du lieu pour les déchets. Si elles sont inutilisables, demandez les solutions prévues par le gestionnaire ou la municipalité. Ne creusez pas une latrine selon une profondeur générique : l’emplacement, le sol, l’eau et les règles locales changent les conditions.

Gardez les aliments dans des conditions conformes à leur étiquette et protégez-les des animaux. Dans un lieu extérieur, utilisez les dispositifs et consignes du site pour les produits odorants. Une technique de suspension ne convient pas à toutes les espèces ni à tous les emplacements.

6. Vérifier l’eau et les repas disponibles

Faites l’inventaire de l’eau utilisable et des repas disponibles pour les personnes et les animaux. Vérifiez les avis sur l’eau et les points de distribution. Une eau claire prélevée dans la nature n’est pas nécessairement potable; aucune méthode unique ne traite toutes les contaminations. Prévoir la réserve d’eau →

Ne basez pas le séjour sur la collecte de condensation végétale, un distillateur solaire improvisé ou le creusement d’une zone humide. Ces techniques ne garantissent ni un volume suffisant ni une eau sûre. Recherchez un approvisionnement identifié et demandez de l’aide avant d’épuiser vos réserves.

7. Organiser le réapprovisionnement sans rationnement arbitraire

Estimez la durée des produits avec vos repas réels, leurs portions et leurs conditions de conservation. Un nombre fixe de calories présenté comme suffisant pour tout adulte actif n’est pas une méthode adaptée aux besoins de chacun. Ne réduisez pas automatiquement les portions des enfants ou d’une personne ayant des besoins particuliers.

Identifiez tôt les services, commerces accessibles ou soutiens permettant de compléter les ressources. Les réserves emportées donnent du temps pour s’organiser; elles ne garantissent pas une autonomie prolongée et ne dispensent pas de rejoindre une aide disponible.

8. Maintenir la sécurité et préparer la suite

Gardez les passages libres, les contacts accessibles et les personnes accompagnées. Évitez les dispositifs improvisés pouvant faire trébucher quelqu’un, les confrontations et la surveillance qui prive tout le groupe de repos. Signalez un incident aux responsables du lieu et appelez les services d’urgence en cas de danger.

La chasse, les collets, les pièges à poisson et la cueillette ne constituent pas un plan ordinaire de réapprovisionnement après une évacuation. Ne comptez pas sur leur rendement et ne consommez pas une plante ou un champignon non identifié avec compétence. Cherchez plutôt des ressources et un accueil sûrs.

Réévaluez régulièrement la destination, la durée du séjour, les traitements, l’eau et la possibilité de repos. Avant de retourner au domicile, attendez l’autorisation des autorités et les consignes applicables au secteur.

Une vérification simple à refaire ensemble

Le lieu est-il encore sûr ? Tout le monde est-il présent ? Les besoins urgents sont-ils signalés ? Le contact familial connaît-il la destination ? Disposez-vous d’eau, de repas et d’un couchage adaptés ? Quelle est la prochaine information ou aide à obtenir ? Ces questions sont plus utiles qu’une séquence rigide appliquée sans tenir compte du contexte.

Questions fréquentes

Faut-il suivre les huit priorités dans cet ordre ?

Non. Un danger immédiat ou une urgence médicale prime. Plusieurs tâches peuvent ensuite être réparties entre les personnes disponibles. La liste aide à repérer les oublis; elle ne remplace pas les instructions des intervenants.

Que faire si je suis seul ?

Signalez votre présence et vos besoins à la structure d’accueil, à votre contact ou aux services concernés. Réduisez les tâches non essentielles et privilégiez un lieu où une assistance est disponible plutôt qu’un isolement prolongé.

Un sac de 72 heures garantit-il trois jours d’autonomie ?

Non. L’étiquette ne démontre ni la quantité d’eau, ni les repas, ni les besoins médicaux couverts. Vérifiez le contenu réel, les personnes concernées, la météo et la destination. Le sac sert d’appui au déplacement et à l’accueil, pas de promesse de survie indépendante.

Sources et repères

Repères pour le Québec et le Canada. Sources consultées le 2 novembre 2026.